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Article 59° Histoire  posté le mardi 29 janvier 2008 23:34

Le soleil n’était pas  encore levé sur  l’île qu’est la  Corse. Les nuages de  la  nuit  commençaient  à peine à se  dissoudre, laissant passer un soleil rouge dont  les  rayons frappaient de  plein fouet les hautes falaises surplombant une crique.

 

La  tempête de la nuit passée avait fait  des  ravages aussi bien sur  terre  que  dans  l’eau.

Les  humains survivants de  l’île commençaient la ronde du matin, ayant  réussi à supprimer les quelques Autres venus se perdre sur leur île isolée du reste  du continent ils redoublaient de prudence quant à la  surveillance des côtes et des moindres recoins du sol par lequel Ils  auraient pu jaillir.

Ce  matin, c’est à Marolhan le Vieux et Idjil le  Très  Jeune de faire le tour du secteur Nord. L’un, vieux  bougon qui vieillit mal, était de  fort mauvaise humeur de devoir se trimballer l’autre jeunet qui deux mois  plus  tôt se pavanait en ville comme un coq de foire.

Tous deux  avançaient donc, bon gré mal gré, scrutant les recoins des falaises longeant la minuscule plage de sable souillé par les débris de bois, de métal et de feuillage. La ronde semblait longue et ennuyeuse en tout point, arrachant des soupirs de lassitude aux deux partenaires, jusqu'à ce que le Vieux interpelle le Jeune qui avait jusque là la tête dans  un buisson, à la recherche de baies comestibles.

 

« C’est quoi ça ?!!, s’écria Marolhan.

–Ca quoi ? demanda le jeune homme d’à peine  seize ans, avec  une  moue moqueuse digne  d’un enfant  mal réveillé accrochée  au visage.

Ce  vieux débris  avait le don de  parler  de  choses dont  son interlocuteur ignorait tout, et  de  lui en vouloir  ensuite  pour  ne  pas  avoir  compris.

Ce… Ca quoi !

Quelques mètres devant lui se trouvait une forme humaine apparemment en mauvais état, allongée sur la rive, et dont il ne  distinguait aucun mouvement.

J’étais  sûr que  tous les  corps des bateaux avaient déjà été  rejetés sur la côte. Celui là a  du rester  coincé au fond de  l’eau ou un truc du genre. Ca  va  être  gore à voir  papi.

Gore ? Sérieusement gamin, apprends à parler  correctement, et  ensuite  apprends  à te  servir de tes yeux. Ce  corps  là n’a rien d’un corps  immergé pendant des  jours, pas  de  gonflement, pas de  chair  égarée, pas  d’odeur immonde…

Il continuait d’avancer à grandes  enjambées vers l’objet de  son attention et  s’immobilisa  une nouvelle fois.

Bon dieu de  merde  c’est quoi ça ?

–Ca  quoi ? demanda le jeune, avec  une épaisse  impression de  déjà vu dans  sa  tirade.

Ce… Mais  ça !!!! Tu le fais  exprès  ou quoi ?!

 

Idjil s’avança à nouveau, et  comprit  qu’il faisait  référence aux  cheveux  noirs de  jais qui entouraient l’être humain (semblait-il).

Jamais  vu une tignasse  pareille. On dirait  un cocon !

Il franchit les  derniers mètres pour s’agenouiller et commencer à écarter les mèches folles qui enroulaient la Chose jusqu’aux genoux.

Pas  de  visage. Il fit  rouler la personne de quelques centimètres, murmurant un « heuuuu » extrêmement expressif pour  un adolescent.

 –Rah pousse  toi, laisse moi faire  crétin, tu vois  bien que  c’est son dos  que  tu dévoiles là. Rah moi à quinze ans je savais ce qu’était qu’une paire de fesses !

–Seize !

–Seize quoi ?

–Ben seize ans ! 

-Tu m’en vois  ravis.

–Dis donc le  croulant, c’est pas  parce  que tu as  la  soixantaine passée que  tu dois  te  permettre de me parler comme  à ton chien, s’écria le jeune homme, visiblement  agacé.

Il se  redressa brusquement, le  vieux en faisait de même, et  ils  s’affrontèrent du regard.

C’est  pas  le  moment, siffla Maro  entre ses dents en guise  d’avertissement.

Ah Ouai ? Le gamin se  jeta  sur  l’autre, le  poussant vers  l’eau sans  ménagement. Une  grosse  dispute  éclata, les  coups fusèrent.

Ridicules.

C’était  le  mot.

Quelques minutes  passèrent et ils  en vinrent au fait  que celui qui ramènerait le corps au camp aurait l’attention de  tous ses  habitants. Ils  se  fixèrent en chiens de  faïence et  se  ruèrent en un même  mouvement  vers le  cocon de  cheveux noirs.

Pas  la  peine  de  faire  attention à un corps. Ils  pouvaient  bien l’abîmer en se le disputant, personne ne viendrait leur demander de comptes.

Le  vieux s’était jeté sur le corps, le protégeant de son corps, et  l’écrasant par la même occasion :

-Il est à moi ! Je  l’ai vu en premier ! Et  ses vêtements  c’est Moi qui les vendrais !

 –Mais tu rêves toi !!!

 

Et  l’enfant  agrippa  la  chair blanche, meurtrissant la peau déjà bien abîmé de cette chose inconnue.

Sans  prêter attention au fait que  cette  même  chose  n’était  absolument pas  froide, et  que  cette  chose  respirait faiblement.

Un long  cri guttural les immobilisa tous deux, et  ils  levèrent les yeux  en même temps vers le bout de la crique. Le  soleil éclairait la pierre jaune, lui donnant une couleur rouge sang, les  ombres se  faisaient noires, et  au centre, ils  virent en même temps une énorme bête ocre et noire, pleine de  sable  et  de  boue  se  jeter  vers  eux menaçante.

« LES CAVALIERS »  hurla le  vieux, en se  relevant rapidement et reculant le  plus  vite possible. Mais  ce « cavalier » ne se  composait  que d’un Meshamhaan en fureur, qui arrivait devant eux  à une vitesse effrayante.

Un second cri transperça le calme de la baie, il sauta  habilement les troncs et le corps pour se jeter sur le jeune, l’expulsant d’un coup de poitrail à quelques mètres de là. Franchissant d’un bond l’espace qui le séparait du vieux, il fit  claquer sa mâchoire devant son visage, soufflant violemment son haleine de  souffre brûlant.

L’humain demeurait figé, les  yeux exorbités, prêt à chuter au sol au moindre mouvement de  son bourreau. Un oiseau s’éleva dans le ciel, le Meshamhaan cligna, et se recula lentement pour atteindre le corps qu’il poussa  du bout  du nez, jusqu'à le faire retourner sur le dos.

A cet instant, les deux  compères purent voir s’élever une main blanche, faible et griffée de partout vers le chanfrein de  l’étalon.

Al… Al… Al Hataal. J’ai eu si peur…   

 

 

 

***KrrKrrKrr gene MOI je  suis capable  de  faire  mourir mes  personnages xD J'appelle  pas  Gabie  ou Danouch

Merci our  vos adorables commentaires, ça  m'encourage  trop trop trop ^^ bisouusss***

 

***YaYa: La  lectrice déjantée par  excellence Bisous  à toi, bon courage  avec  le  pharmacien ;) Je  doute  qu'il ai ce  genre  de  patchs, mais  tu peux toujours  essayer (au cas ou ce serait  un Bégé ;) )

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Tous les commentaires de l'article:
Article 59° Histoire

  • danouch74

    lun 04 fév 2008 09:10

    MITOOOOOOOOOO on sait tous que tu vas la faire mourir HAHA à la fin
    la beau sacrifice du guerrier !!
    Ah non !
    Sinon c'est Al Hataal que tu vas sacrifié???
    AH NON !!
    Je suis contre
    après je vais me mettre à pleurer
    SNIFF

    --"" Genre je vais mourir tous mes persos non mais !

    JTD GROS BISOUS

  • Mango

    sam 02 fév 2008 09:26

    j'ai vraiment cru qu'elle allait mourir...
    Mais c'est ridicule...
    Encore pire que si des lutins violets arrivaient avec des mouettes quoi xDD
    Elle va aas mouriiiir =DD

  • Gabrielle

    mer 30 jan 2008 16:01

    ksk ta contre le fait de faire mourir des perso
    hein hein?
    *si tu me cherche je sui dehor*
    mai d'un autre côté je sui contente qu'elle soi en vie
    *reviens*
    et c chap ma tro fai rire!
    vraimen tro tro bien
    et en passan j'ador les nom que tu donne à t perso
    super

    PS:
    Yaya n'est pas déjanté...elle vien juste d'une autre planète
    ^^
    Yaya si tu lis ça...

  • Yaya

    mar 29 jan 2008 23:53

    Et maintenant on l'appelera Moïsa la fille sauvée des eaux j'arrête mes connerie promis demain j'arrête, vais chez le pharmacien est demand une douzane de cartons de patch anti-connerie *ça existe ça au moins???* non mais que je ne me retrouve pas l'air bête devant le pharmacien demain. c'est pas près de s'arranger mon cas


 

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