Accueil Date de création : 29/09/07 / Dernière mise à jour : 24/02/08 20:48 / 64 articles publiés

Article 6° Histoire // Les Bases du Conflit  posté le dimanche 30 septembre 2007 18:58

Blog de dainsleifin : Une  Menace d'Outre  Terre, Article 6° Histoire // Les  Bases  du Conflit

 

Quelques taquineries, insultes, verres et heures plus tard, les cinq compagnons étaient entrain de descendre au fond de la mine avec leur équipement, supportant avec difficulté l'intarissable guide qui leur expliquait de long en large la découverte de l'ami du cousin de la soeur d'Intel.

Julian lançait un coup d'oeil exaspéré vers Roux tandis que ce dernier observait les galeries qui défilaient au fur et à mesure de la descente en monte charge. Faisant mine de s'intéresser à la roche pour ne pas le voir s'agiter nerveusement du haut de ses longues jambes.
Mike tripotait son casque, l'ajustait parfaitement sur son crâne pendant que le Petit et Tim écoutaient attentivement le grand homme qui les accompagnait jusqu'au bout du tunnel praticable.

« ... et c'est alors que la chaleur montait de plus en plus, et que la paroi que l'on taillait ne cédait sous aucune pression, que l'un des ouvriers, qui était d'ailleurs (blablabla..), a donné un coup de pied de rage dans l'une des parois latérales non stabilisées par les poutres, elle a fêlé.
Tous ont cru à un effondrement !
Mais les minutes défilaient et rien n'arrivait, ils ont sondé le mur et ont découvert un passage empli de lave puis une seconde paroi et le vide. Sous l'excitation de la découverte, aucun n'a pris de précaution, le chemin de lave était trop fin pour y prêter attention, trop fin pour faire fondre la roche, et ne semblait pas avoir une pression trop grande, ils ont tourné la machine et abattu le mur ! »

Le guide repris son souffle, la chaleur montant en même temps qu'ils descendaient, essuya du coin de sa manche les perles de sueur qui glissaient sur son front, chacun l'écoutait, conscient d'être le centre d'attention il attendit encore quelques secondes avant de se faire inviter à poursuivre par Julian, avec tout le tact, la politesse et l'amabilité d'un américain de rase campagne habitué à passer grottes et montagnes à 1km de chez lui : « Ho la perche tu vas nous raconter la suite bordel ? Où faut payer ?! 'yin !
-Oui... Heu donc j'en arrive au plus surprenant ! Le mur s'est écroulé sur lui-même, la lave a séché et s'est solidifiée, un énorme souffle d'air brûlant a balayé toute l'équipe et a fait trembler toute la mine, il a également causé des effondrements dans certaines galeries, les hommes ont pris peur et ont quitté la mine, depuis lors nous vous attendons, il semblerait que ce ne soit pas naturel !
-Bien sur!! Ce sont des vilains fantômes et des divinités d'un autre temps qui s'éveillent », murmura le Petit dans le cou du guide, ce dernier sursauta et se tourna vers lui l'air apeuré.
Pix: Oui y en a que 4, le cinquième est allé pisser 
 
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Article 7° Histoire // Les Bases du Conflit  posté le dimanche 30 septembre 2007 22:15

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Un grand silence envahit le monte charge en dehors des grincements sinistres des chaînes. Le guide roulait des yeux allant de l'un à l'autre, cherchant un appui.

Les cinq de l'équipe commencèrent à prendre un teint virant au rouge. Leurs traits du visage se crispaient, ils se regardaient avec de grands yeux.
Soudain Mike, ne pouvant se retenir plus longtemps, éclata d'un grand rire, suivi par tous les autres. Le guide décontenancé rit jaune, et sécha d'un geste nerveux la sueur qui baignait à présent son visage.
Le Roux s'appuya sur l'épaule de l'effrayé et lui expliqua :
« Simple appel d'air l'ami, un simple appel d'air. Vous avez du tomber sur une grotte assez grande provoquée par un éboulement, les roches et minéraux mélangés ont du provoquer une réaction chimique qui a condensé l'air, comme une bouteille de jus d'orange mélangée à du citron, au bout d'un certain temps la pression est si grande que lorsqu'on l'ouvre, il se produit une véritable explosion. (Expérience vécue alors taggle). Donc vu qu'elle a fait trembler la mine entière ce doit être une caverne gigantesque, une merveille pour spéléologues. »

C'est à ces mots que le monte charge heurta le sol. Tous se regardèrent, l'excitation flamboyant dans leurs prunelles fiévreuses.
Le guide leur indiqua du bout du doigt, sans sortir un pied un seul de l'ascenseur, et marmonna avec un sourire qui se voulait rassurant : « Je remonte et je vous le renvoie les gars (ha ha) à plus tard hin bonne chance (ha ha) (pour la sonorité du rire, voir Accepted et
le rire jaune du père de Barthelby )

L'équipe se rassemble au coin d'une galerie, ils sont tous silencieux, écoutant patiemment que le monte charge finisse sa course et stoppe par la même occasion son affreux grincement digne d'une maison hantée.

Les regards se croisent et se rassurent mutuellement, chacun vérifie une dernière fois l'état de son matériel, tous savent que s'ils ont été appelés c'est que d'autres avant eux ont été tués ou ont disparu.
Le Petit esquisse un petit sourire et part devant, la troupe marche le long du couloir humide, enjambant materiel abandonné et éboulis de roche et de terre. Au bout d'environ dix minutes le couloir se resserre, les pas se font plus grands et empressés. Soudain le premier s'immobilise et les autres se tassent pour voir l'objet de son attention.

Ils étaient arrivés au bord de la paroi, visiblement très fine et observaient le noir le plus profond à l'aide de leurs lampes qui semblaient inutiles. Jim sortit un spot de son sac et l'alluma sans grand résultat. L'air se faisait très chaud et tandis qu'il rangeait son matériel il marmonna: "Heureusement qu'il y a une petite brise... heu Houla les gars c'est étrange ça! Comment se fait il qu'il y ai encore des courants d'air?!!!"
Roux ignora la remarque et commença la descente en ayant préalablement brieffé Tom du regard pour qu'il l'assure. Au bout d'un quart d'heure ils étaient tous en bas après avoir passé plusieurs plate formes de roche étonnement polie.

Aucun d'eux n'osant bouger il se baissèrent pour sortir les fusées éclairantes qu'ils lancèrent chacun dans une direction différente, la lumière jaillit et révela faiblement une immense salle aux colonnes dignes d'une des merveilles du monde. La pierre taillée avec grand art contrastant avec les parois rocheuses, le sol n'était pas lisse, il était taillé comme de la dentelle, des dalles décorées faites dans la pierre brute, des sculptures épousant les rocs, des clefs de voute bien plus évoluées et fines que celles des chateaux et grandes églises du 15eme siècle.
"Bon dieu de merde ou ces cons nous ont-ils envoyés?! Jamais je ne pourrais écrire sur un rapport que nous..."

Tandis que Roux continuait son monologue tragique sur la façon dont il allait expliquer qu'a cette profondeur il avait découvert un semblant de civilisation, d'autres pouvaient profiter du spectacle qu'offraient les fusées éclairantes. Ils n'en avaient certes pas besoin pour se reperer dans l'obscurité et le noir total qu'était ce monde mais la lumière leur permis de reperer plus facilement le groupe d'intrus.

Dréssé, grand et droit au bout d'une allée de colonne, un des Autres observa quelques instants son compagnon qui finissait son repas puis marmonna dans un language inconnu: "Ils ont remis ça j'en ai assez! Saleté d'êtres rachitiques, nus et faibles, ils ne comprennent donc rien! Brhysk! Va chercher un des chefs il faut accelerer les choses!"

Ledit Brhysk se redressa pour être à la hauteur de son supérieur, révelant à la lueur des fusées un énorme corps musclé à l'éffigie des rocs qui surplombaient les parois. Un souffle plus fort que les autres jaillit de ses naseaux en guise d'acquiescement, et il partit en courant ou galopant dans les profondeurs des galeries et couloirs. Le second commença alors à avancer d'une démarche assurée vers le petit groupe sans la moindre apréhension, cracha un reste de nourriture et degaina lentement son épée.
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Article 8° Histoire // Les Bases du Conflit  posté le lundi 01 octobre 2007 18:18

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Ses pas résonnaient étrangement dans l'immense salle de colonnes, tout comme des coups de marteau que l'on aurait inlassablement portés de l'autre coté d'un des murs, une régularité inquiétante, un son sourd comme étouffé.
Il approchait inéluctablement.

L'équipe se redressait fébrilement et scrutait l'obscurité, pauvres petites bêtes aveugles, sans défense, plissant des yeux et par la même occasion, leur peau pâle, nue, cadavérique.
« Aucune dignité », pas d'armes, pas de protection vaillante, seuls des tissus synthétiques aux couleurs insupportables et des morceaux de plastique les rendant bossus, risibles.

« Le pire demeure leur lâcheté et leurs couinements », il ralentit son allure, comme ralentirent les battements du cœur de chaque humain présent, comme la lumière s'affaiblit progressivement.
Tous avaient leurs lamentables sens monopolisés par ce son, ces pas...
La lumière finit par s'éteindre, « pas question de laisser ces affreuses choses avoir à nouveau peur de mon apparence », les courses poursuites dans la salle le lassaient.

Quand le plus jeune sortit un couteau de sa poche et hurla à la menace dans l'obscurité qu'il était armé, l'Autre rit doucement, émettant ainsi une sorte de grognement guttural, resserra son emprise sur la garde de son épée et s'avança dans le faisceau des lampes frontales.

Julian eut un hoquet de terreur, baragouina un appel à l'aide avant d'avoir la gorge tranchée par la pointe de l'épée, Roux contra le coup suivant avec l'un des piquets utilisés pour la descente en rappel, et fut transpercé de part en part par son adversaire, Mike empoigna Tim et le Petit et les poussa derrière lui en direction de la mine « Fuyez !!! Vite !! » .
Puis il se retourna vers l'Autre qui achevait son ami, penché au dessus de lui comme d'une mère et son enfant.

Mike ne put s'empêcher de penser qu'Il finissait parfaitement son travail, et tandis qu' Il s'approchait dangereusement, il l'observa. « Un parfait soldat », une musculature extrêmement prononcée à travers ses vêtements, de grande taille, les épaules larges, il ne pouvait distinguer son visage mais Cela n'avait strictement rien d'humain.
« Effroyablement beau » finit-il par murmurer.

L'Autre s'immobilisa et décala légèrement la tête sur le côté, le jeune homme devant lui venait de sacrifier sa vie pour permettre à ses congénères de s'enfuir.
Peut-être qu'il y a dans ce monde des êtres bons et courageux tout compte fait...

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Article 9° Histoire // Les Bases du Conflit  posté le lundi 01 octobre 2007 21:26

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Les  secondes  passaient  à une lenteur  surprenante, Mike  avait  le  temps  de  se  demander  pourquoi il était  encore  en vie, et  l’Etre  des sols  profonds  livrait  un furieux combat  à sa  conscience.

Ce dernier avait  reçu une  excellente éducation par  ses  aînés et  avait  appris  à penser  par  lui-même, toute  sa  vie  on lui avait  répété  qu’au dessus d’Eux  vivaient  des  animaux  lamentablement fourbes, faibles et  détestables  en tout  point, ces  idéaux  avaient  pris  place  dans  leur  société  comme  des  mœurs , des  vérités fondamentales.

Or  à ce  moment là, il doutait…

Il fit  un nouveau pas  en direction de  Mike, l’épée baissée, et  tenta  de  parler  la  langue  interdite. Celle  qui permet  de  parler  à la  conscience  d’autrui, qui permet  de  se  comprendre  d’esprit  à esprit sans  l’embarras  des  langues  et  de  la  forme  de  locution de  chaque  être  présent.  

A l’écoute  du premier  éssai de  communication, Mike fit  un pas  en arrière et écarquilla les  yeux  d’effroi devant ces  grognements  inintelligibles, il les  pris  pour  une  manière  d’attaquer et  se  recroquevilla imperceptiblement sur  lui-même. L’Autre tenta  de  prononcer  sa  phrase  d’une  voix  plus  douce, bien que  la  voix  n’eut  rien à faire  ici, l’effort  que  lui demandait ce  langage se traduisait par des ronflements, des  soupirs.

Il finit  par marmonner :« Que...Faire… vous… Ici ? », le  jeunot de  18 printemps scruta  l’ombre  la  bouche  entre ouverte de  surprise avant  de  répondre mentalement : « Comment  lui expliquer que nous  sommes  envoyés ici pour  savoir  ce  qui fait  si peur  aux  ouvriers de  la  mine, à présent je le sais je  ne  vais  pas  le vexer tout  de  même, je  ne  veux  pas  mourir, pas  mourir… mourir…  ». 

Mike scrutait  le  sol à la recherche  d’une  façon d’expliquer  clairement  le  problème à son interlocuteur quand ce dernier Lui renvoya  mentalement une  phrase : « Je comprend, nous  vous  faisons peur, vous  êtes trop curieux ». Nouveau blanc.

A  quelques  mètres de là Le  Petit et  Tim arrivaient  au passage  vers  la  mine. A leur  opposé les  troupes  des Sous  sols arrivaient  au galop le  plus  silencieux  qui soit malgré les  sols  de  pierre taillée, traversant la gigantesque  salle  à vive allure, un maréchal à leur  tête. Ses  cheveux d’une  longueur  impressionnante s’élevaient au gré des accélérations  du groupe, et flottaient dans l’air brûlant. Il ralentit  la  cadence  en apercevant à une  trentaine de mètres la  lampe  frontale de Mike, traînant  à terre. Ils se regroupèrent et observèrent  quelques  instants la  « conversation » entre  le  bourreau et  sa  proie. Une  colère  sourde  monta  au sein de la  milice, chacun se voyait  outré du comportement de leur ami et collègue.

D’un signe de  tête le maréchal ordonna  à l’un de  poster  la  poudre  d’un mur  à l’autre de la  salle, avec  d’un coté, le Traître, Mike et la mine, et  de  l’autre la  milice.

Le « poudreur » revint aux flancs des  siens, tous se concentrèrent sur  un point  invisible, leurs  respirations ralentirent, s’harmonisèrent jusqu'à  ne  faire qu’une, et  soudain une  explosion gigantesque fit sauter la partie adverse, les  murs  s’effondrèrent, les  colonnes  soigneusement taillées furent réduites  à néant, la  mine  s’écroula  sur elle-même emportant les  americains survivants ainsi que l’un des  Autres jugé traître pour avoir réfléchi.

Les  structures  et  bâtiments  encadrant la  mine  s’écroulèrent sur eux même, tout  le  métal présent sur  le  site  fondit, laissant  une  fumée  noire et terreuse s’élever à des  centaines  de  mètres dans le ciel.

Toute  la  région le  vit, les  gamins  pleuraient les  mères regardaient cette fumée bouche bée, certains ados murmurèrent « trop cool » du bout des  lèvres avant de  se  prendre  un coup de  journal par  leur père, grand  père ou prof trop surpris  et  déboussolé pour faire quelque chose de  plus  censé et  de  moins instinctif et  rassurant que de  taper  sur  un gosse  pour  se sentir plus  maître de soi.

 

Bien entendu un ou deux  petits  malins sortirent  leur portable et filmèrent l’énorme  colonne de fumée.S’en suivit  d’une  courte  bataille  médiatique aboutissant  à une conclusion erronée qui satisfit la planète. Le  calme  revint, et  on oublia  cette  sombre  affaire.    

FIN

 

 

 

Nan jdéconne 

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Article 10° Histoire  posté le mercredi 10 octobre 2007 13:37

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De  nos  jours :

Strasbourg, 5 octobre 2007, 7heures 55 du matin, une  jeune  femme  dévale, en courant et  avec  la  grâce d’un mammouth, ses  escaliers.

Arrivée  au rez  de  chaussée  elle  ferme rapidement sa veste, jette un coup d’œil furtif vers  la  porte  du  voisin « ultra-casse-couille » (tout  le  monde  le  connaît  hin  ), et  entend déjà des  pieds  traînants sur  le  parquet de  bois.

« Merde, merde, merde » marmonne-elle  en remontant  rapidement son écharpe jusqu’à ses  yeux et en sautant  dans  la  rue.

Elle  replace  rapidement  une  mèche de  cheveux couleur  framboise lui bouchant la  vue, prend  une  grande  inspiration et  commence à marcher  en direction du centre-ville, tout  en espérant  que  l’affreux  traîne-savate ne l’ai pas  poursuivie  jusque là.

Ses  pas  étaient  rapides  et précis  sous  le  ciel encore  zébré de  rose, elle  enjambait sachets en plastique, alcotest, bouteilles et  papiers  du MacDonald avec  la  grâce  du réveil et  l’habitude  d’une  citadine aguerrie. Dans  son champ de vision rétréci par le  brouillard, elle  distingue  des  formes sans  nom, autres  êtres  humains  se rendant  paisiblement  à leur  travail, ombres sans vie, totalement  intégrées  au décor, gris  des murs et  noir  du mac adam. (Même  conversation d'ailleurs).

Le  visage  caché  et  réchauffé  par  son écharpe sentant  encore  le  monoï des  journées  chaudes, elle  les  détaillait  de  haut  en bas. Ces  pauvres  brebis obéissantes qui changeaient  de  trottoir en regardant  le  sol au moindre  regard différent, plus  mauvais  ou plus  fou.

C’était  si facile, tous  étaient  de  pales  représentations de cette  civilisation d’êtres  surprotégés, incapables  de  faire  preuve de  caractère.

Bravant  le  froid mordant tout  à fait  inhabituel en cette  saison, la jeune femme arrivait au pont donnant sur la vieille ville, deux touristes japonais étaient déjà entrain de prendre des photos de l’Ill accoudés à la rambarde de fer forgé.

Elle passât à coté d’eux, les observant du coin de l’œil et murmura :

« Trois, deux, un…. »

« Ghaaaaaaaaaayayayayaaaa (etc) » se mit à hurler l’un des deux touristes très vite rejoint par son compère.

Un sourire sadique se dessina sur les lèvres de la jeune femme et elle marmonna gaiement

«  Ne jamais, jamais, jamais s’accouder aux rambardes strasbourgeoises après le passage de collégiens à chewing-gum dérangeant ».

 Un peu plus loin elle s’immobilisa près d’un livreur de bière à Winstub qui semblait abasourdi par la vapeur qui s’élevait de l’eau. Enfin un qui paraissait réfléchir. « Etrange hin » lui dit-elle en s’approchant de lui. Il relevât son visage vers elle, passât nerveusement la main sur sa moustache poivre et sel et lui répondit :

« Bah ma ptite dam’ vous savez, à la télé Ils ont dit que c’était normal, donc ‘doit pas y’avoir d’souci à s’faire ! ».

La demoiselle le fixa avec des yeux méprisants

« Ha bien sûr, les médias n’en parlent pas, donc  tout va  bien n’est ce  pas ? La  température  a chuté  de  vingt  degrés en quatre  jours  mais c’est normal puisqu’Ils n’en disent  rien. Bonne  journée monsieur ! »

Elle repris  sa  marche et  lança  un dernier «Abruti » avant  de  presser  le  pas  pour  ne  pas  arriver trop en retard.

 

 

 

pix: on observera  que jai tenté  de  mettre  de  la  brume  hin , à part  ça je  sais  vous  devez  rien comprendre, accrochez  vous  ça va  venir 

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